Terrain vague
Création pour percussions, jouets et structures Baschet (à partir de 4 ans)

Conception et interprétation : Jean-Christophe Feldhandler
Captation et diffusion vidéo : Philippe Charles
Lumières et scénographie : Bernard Poupart
Commande et production : Athénor
Créé en avril 2005 à Nantes

_ H264 (4'30'', 26 Mo_ version FR) : ici/here

Joué à Saint-Nazaire -festival Résonances-, au Manège-scène nationale de Reims, à Poitiers –Les Petits Devant Les Grands Derrière-, au Centre Pompidou à Paris, à Gand –festival Oorsmeer-, à l'Opéra de Bordeaux -festival Novart-, au Quai d'Angers, au CCAM - scène nationale de Vandoeuvre-les-Nancy, au Musée d'art contemporain de Strasbourg, au Théâtre d'Arras-scène nationale, à l'Opéra de Lille...

Un espace noir traversé par des rayons lumineux. Eclaté dans cet espace en sept stations de jeu, un instrumentarium hétéroclite composé de percussions, de structures Baschet, de toy piano, d'un petit accordéon de cirque, d'un train électrique... et habité par des personnages figurines. Toujours dans ce même espace, des gros coussins pour accueillir le public qui prend place au milieu des instruments, des objets, des jouets.

Le musicien chemine entre les stations de jeu, accompagné du vidéaste dont l'image captée en direct est diffusée sur un écran installé au bord de l'espace. Les séquences musicales se mêlent aux images. On y croise aussi bien John Cage, Aperghis, Rebotier que des héros de Manga, des Powers Rangers, King Kong...

Son enjeu artistique

Spectacle, performance, exposition vivante, horlogerie musicale et visuelle, boîte à musique géante... ?

Requestionner la forme, outrepasser les codes, croiser les langages... pour inventer de nouvelles formes esthétiques propices à l'écoute priviligiée et à une découverte des musiques « de création ».

Si l'origine du projet est musicale et l'écriture musicale bien au centre du projet, sa rencontre avec l'image et son processus permet de questionner et de détourner la forme traditionnelle du concert ou du spectacle pour créer une proposition nouvelle.

Fondée sur la relation entre le geste musical, l'objet, le son et l'image, Terrain vague s'affirme comme une matière vivante déployée dans un terrain de jeu visuel et sonore où la place de l'image et le travail du vidéaste sont essentiels.

L'image n'est pas une illustration, ni un procédé de narration, c'est un point de vue de la musique et de ses prologements. A partir du jeu et du geste musical, les deux « performers » actionnent des mécaniques qui sont mises en lumière par le travail vidéo. Tous les fragments, musicaux ou visuels, et les matériaux s'animent, interagissent, sont « détournés » ou se rencontrent dans un nouvel éclairage.

On passe du petit au grand, du caché au révélé, on est dans le jeu, la connivence.

Le tout participe à la construction d'un univers musical et visuel, un moment de divagation sonore et visuel, une histoire commune partagée avec les enfants et les adultes le temps du spectacle.

 

 

Points de vues "caméra" du spectacle.

Vue de l'installation scénique au Centre Pompidou_juin 2007